Que mes lecteurs, qui qu'ils soient, sachent que je viens seulement maintenant de me familiariser avec le "blog". D'où certains écrits qui ne semblent pas avoir été mis dans un bon ordre du déroulement de mon histoire. Veuillez m'en excuser. Avec bientôt quatre vingt ans on ne s'habitue plus aussi facilement qu'un jeune débutant.

Ich der hier schreibt richtet sich an alle meine zukünftigen Leser, wer sie auch sein mögen, um um ihr Verständnis zu bitten wenn sie beim Lesen meiner Zeilen auf eine Art Ungereimtheit im Ablauf meiner Geschichte stossen. Erst vor kurzer Zeit habe ich den "blog" entdeckt und mit fast 80 Jahren ist die Einarbeit doch schon etwas schwieriger als für junge Menschen. Mit Ihrem Einverständnis möchte ich die folgenden Zeilen erst in der Sprache des Landes das mich in der schweren Nachkriegszeit als ehemaliger deutscher Soldat aufnahm schreiben.

Après cet encart en ma langue maternelle permettez moi de revenir à la langue du pays, la France, qui dans les temps difficiles d'aprés guerre m'accueillit. Pour ce faire je produirai ici cet article que j'ai appelé: "Il était une fois" duquel vous avez pu dèjà lire un extrait sous la domination: "Sang et Honneur".

Donc: "IL ETAIT UNE FOIS".

C'est ainsi que commencent tous les contes des fées dans le monde entier. Mais, hélas, si l'histoire de mon petit garçon commence aussi par: "Il était une fois" son conte de fée n'a rien de magique et d'heureux à première vue. Notre petit conteur était venu au monde et vivait vivait dans un pays qui venait tout juste de perdre une guerre, celle de 1914--18. Perdre une guerre ? Ce cela vouait dire notre gamin n'en savait rie du tout. Il comprenait encore moins pourquoi samaman pleurait si souvent. Pour quelle raison elle veillait et restait si tard dans la nuit derrière sa machine à coudre pour fectionner des vêtements pour les autres personnes. Pourquoi son papa à lui, comme tant d'autres papas, n'avait pas de travail et pour quelle raison disait-il en rentrant le soir après une journée de recherche d'un emploi éventuel toujours: "Encore rien". Oui, pourquoi tout çà? Bon vous me direz que pour un petit garçon ce sont là des histoires des grandes personnes comme sa maman et son papa. La famille de notre petit conteur habitait un petit village au nom de KORDEL près de Trêves en Allemagne précisement dans ce pays qui venait de perdre la guerre et, ceci bien avant la venue au monde de leur petit. garçon. BOOF. . . les histoires de grandes personnes n'étaint pas pour le enfants. Il vallait donc mieux aller jouer avec les copains. Jouer d'accord mais, avec quoi quand on a rien? Si, on jouait au foot avec une boite de conserves ou bien avec un ballon en chiffon fait par les mères avec des restes de tissu. Il arrivait aussi que tout ce petit monde s'inventait des jeux, ou encore discutait tout simplement. dans ces mi-temps il arrivait qu'un de la bande sortait tout d'un coup une IMMENSE tartine bien en vue de tout le monde pour faire comprendre que lui "en avait" . Notre petit garçon se vengeait alors en prétendant que son papa lui donnerait le soir en rentrant à la maison deux IMMENSES tranches de pain parce que il en avait bien de trop pour sa journée. Mais, de savoir d'où venait se supplément imaginaire notre môme n'a jamais trouvé une réponse plausible. Pourquoi bon aussi?

D'autres questions? Il en avait des tas. Par exemple, pour quelle raison fallait-il aller se coucher le soir en hiver avec le manteau que l'on portait dans la journée? Pour quelle raison maman emballait-elle les soirs de grand froid une seule briquette dans du papier de journal mouillé pour la déposer ensuite délicatement sur la braise de la cuisinière? Ou encore pour quelle raison le fourneau dans la salle-à-manger n'était-il jamais allumé? Pourquoi sa maman n'allait elle pas plus souvent chez le boucher et ramenait chaque fois seulement un petit bout de viande qu'elle coupait encore en quatre morceaux pour en faire autant de repas?

POURQUOI ?

Toutes ce question n'empêchaient pas notre petit conteur de grandir . Un fait qui lui permit, de temps en temps, d'aller tout seul faire des courses chez l'épicier. Certes, la liste des commissions n'était jamais bien longue. L'épicier lui ne lui demandait jamais d'argent pour payer. Par contre c'est dans un grand livre noir qu'il inscrivait le montant des achats du petit commissionaire.

QUESTIONS. . . QUESTIONS !

Et Noël donc? A cette époque de l'année notre gamin croyait dur comme fer ave tous les autres de son âge au "Père Noël". Ici il me faut ouvrir une paranthèse pour vous expliquer qu'en Allemagne les enfants n'attendaient pas le "Père Noël" mais, le "Christkind", traduisez "L'Enfant-Christ". Père Noël ou encore Christkind, dans ces temps les personnages de noël n'étaient pas riches. Les cadeaux se limitaient à quels noix, noisettes et pommes. Pour notre gamin ces cadeaux sur son assiette étaient entourés de tranches de pommes sèches. En ce qui concerne ces tranches séches notre petit conteur se doutait bien que lesdites tranches ne pouvaient venir que de la réserve de maman qui se trouvait au grenier. 

Ah, je vous dis, ces grandes personnes.

Noël était passé mais, les oucis et la pénurie étaient toujurs d'actualité partout. Dans la famille de notre petit conteur il en était de même jusqu'au jour de la LETTRE. Une lettre mystérieuse dont la venue boulversa toutes les habitudes de la maison. Le petit garçon ne croyait ses yeux en voyant sa maman avec une belle robe en milieu de semaine, la table de la salle à manger décorée avec sur la nappe blanche les plus belles assiettes, des verres, du pain frais, jambon, saucisse et un carré rectangulaire jamais vu auparavant. Du BEURRE était l'explication de maman. Au milieu de tout cela un vase avec des belle fleurs et, appuyé contre lui. . . LA LETTRE! On attendait pour commencer le festin encore la venue du chef de la famille. Lors de son arrrivée on entendait la phrase bien connue depuis des années: "Encore rien". Depuis 1923 que cet homme était au chômage et au moment de ce festin on pouvait lire sur le calendrier AVRIL 1933. En voyant LA LETTRE le papa de notre conteur se tut, sa main tremblait et pour la première fois dans sa courte vie notre petit garçon voyait des larmes dans les yeux de son papa. Des larmes de soulagement. Mais, que disait donc cette fameuse lettre. Elle disait tout simplement que celui qui depuis dix ans cherchait un emploi devait reprendre le lendemain son travail perdu au chemin de fer.

FIN de la 1ère partie

1 9 3 3. . . Que de transformations.

Bien arrivé à ce point du récit autant de vous dire que le narrateur de la présente histoire est celui qui vous écrit. Né un 12 DECEMBRE de l'année de grâce 1926 je venais d'avoir six ans. Il faut dire que depuis l'arrivée à la maison de cette fameuse lettre qu'elle n'était pas seulement arrivée chez nous. Nous habitions à l'époque tout près de la ligne du chemin de fer et tout le monde, même moi, pouvait constater que les train des voyageurs s'allongent de jour en jour. Toujours plus de monde allait au travail. En plus de cela les magazins étaient de nouveau bien achalandés, les prix les mêmes à la ville comme à la campagne. Quel changement tout de même. D'où cela venait et qui en était l'auteur se trouvait être le dernier de mes soucis. Moi, ce qui me préoccupait était ma prochaine rentrée de l'écôle. Il faut savoir que je venais d'avoir six ans en fin d'année 1932 je devais donc rentrer à l'écôle avec les enfants nés en 1927. Ici il me faut attirer votre attention sur une différence de rentrée scolaire entre la France et l'Allemagne. En France la rentrée se fait début Septembre et en Allemagne au Printemps aux alentours de paques. Ceci étant dit mon "calvaire" devait commencer au printemps 1933. C'est le coeur lourd que nous lâchions les mains de nos mères pour rentrer en classe pour la première fois. Huit années pour apprendre les choses dela vie. Les premières émotions passées et avec une certaine habitude acquise de la vie à l'école tout le monde, moi y compris, nous revenions un peu plus après nos heures de classe aux questions plus terre-à-terre. Par exemple de savoir maintenant qui avait donné du travail à nos papas, pourquoi on n'avait plus faim maintenant, pourquoi il n'y avait plus de bagarres entre les adultes e.c.t. La réponse nous fut donnée à l'école pendant les heures de classe après les leçons d'alphabet et de calcul. La réponse à notre question quand à un bien-être inconnu avant 1933 nous fut livrée petit à petit et de façon approprié à nos têtes de gosses. Un nom était toujours prononçé sans emphase pour le moment. Le nom d'un homme. . . ADOLF HITLER. Prétendre ici que je n'avais encore jamais entendu prononcer ce nomhors de l'école serait pure mensonge. Dans les jounaux, au cinéma dans les actualités on en parlait et même dans notre village une certaine reconnaissance envers cet homme se faisait jour. A la fin de l'année des petits groupes d'hommes forment en uniforme, les S.A. Mon Papa, comme toutes celles et tous ceux qui avaient un travail de quelque sorte que ce soit devaient adhérer à la "Deutsche Arbeitsfront", traduisez : "Front allemand du Travail" que l'on pourrait comparer de nos jours à un syndicat unic. Les jeunes un peu plus agés que nous n'étaient pas oublies, ils se regroupaient sous la bannière soit de la "HJ"- Hitlerjungend la jeunesse hitlérienne pour les garçons et pour les filles l'organisation se nommait "BDM" - Bund deutscher Mädchen le groupement des filles allemandes.

Revenons à Monsieur HITLER lui-même. Finalement c'est dans l'école que le C.V. de notre "Führer" nous fut appris en détail. On y allait doucement en besogne et de façon adapté à notre faculté de gosses de comprendre "l'importance" de personnalité de celui qui tenait le destin de notre patry entre ses mains désormais. Non, on ne basculait personne nis coutumes et usages. Par exemple le crucifix se trouvait toujours encore au mur derrière le burau du maître et Monsieur le curé continuait à nous apprendre le cathéchisme en classe. Mais, ceci était nouveau, nous avions droit à deux heures par semaine d'un cours qui s'appellait: "Das neue Deutschland kennen lernen" - apprendre à connaître la nouvelle Allemagne. Uns cours dans lequel il était uniquement question de l'histoire personnelle de "notre Führer", de sa vie, de sa date et de son lieu de naissance en Autriche, son héroisme durant la grande guerre, sa foi dans le pays où IL avait décidé de vivre depuis, d'éffacer la "honte du coup de poignard dans le dos du soldat allemand en 1918", comme le devoir d'éffacer la honte du "traité de Versailles". 1923, sa participation au "putsch" de Munich suivi de sa condamnation de 8 mois d'incarcération au fort de "Landsberg", lieu d'édition de son livre "Mein Kampf" - mon combat - qui fut, soit dit en passant , traduit en plusieures langues. Il est évident que la dernière réflexion au sujet de "Mein Kampf" n'a pas comme auteur l'écolier que j'érais alors. Terminons ici le récit de mes deux premières année d'école.

1 9 3 5. . . En notre école notre éducation se précisa et prenait une direction plus précise. Notre "Führer" ne venait-il pas de briser la première partie de cette "honte" représentée par le Traité de Versailles en céant la "Wehrmacht" pour remplacer l'armée de 100 000 hommes autorisée par les 14 points de "Wilson"? Comme les vaiqueurs ne réagissaient pas nous devions être fières de notre nouvelle Allemagne, du peuple allemand qui osa reléver la tête. En entendant cette présentation de faits "historiques" même nos coeurs de huit ans commencaient à bondir dans nos poitrines. Dans nos écoles le portrait de notre "Führer" avail remplacé le crucifix derrière le bureau du maître pour trouver une modeste place "ailleurs". Monsieur le curé n'avait plus le droit de venir à l'école pour son cathéchisme. Les plus grands, ceus de la "Hitlerjugend" et du "Jungvolk" - le jeune peuple - se moquaient de nous, nous qui continuions à aller bravement les matins avant l'école et les dimanches à la messe et autres offices. Une tradition normale dans une région à forte majorité catholique comme celle de Trêves. Il faut avouer aussi que nos persécuteurs étaient souvent en uniforme pour nous attendre devant l'école ou l'église. Dire que nous n'étions pas perturbés par ces faits et, qu'en même temps, nous les enviions pas pour leur "bel uniforme" ne corresponderait pas à la réalité.

1 9 3 6. . .  Dans cette année tout allait crescendo dans tous les domaines. Notre "Wehrmacht" venait de réoccuper militairement la rive gauche du Rhin, ce que le traité de Versailles avait interdi également, les congés payés pour tout le monde, l'organisation de "Kraft durch Freude" - force et courage par la joie - furent instaurés. Moi enfin, ayant atteint mes dix ans, j'avais enfin le droit d'adhérer comme tous ceux de mon âge,  au "Jungvolk" avant de pouvoir devenir à l'âge de quatorze ans membre de la "Hitlerjugend". Devenir memebre du "Jungvolk" m'autorisait à porter mon premier uniforme, le "Ehrenkleid des Führers" - l'habit d'honneur du führer -. Ah, ce premier uniforme comme je l'ai désiré. Je le vois encore aujourdhui, presque soixante dix an après. Une culotte courte en velour, une chemise brune avec un foulard noir retenu par un noeud en cuir dressé, un baudrier supportant un ceinturon et. . . accroché audit ceinturon un "Fahrtenmesser" - un couteau de randonnée qui, en fait était un poignard avec un vraie lame d'acier dans la quelle se trouvaient gravées ces trois mots: "BLUT un EHRE" - sang et honneur. Le soin d'aquérir revenatit aux parents. Maman n'était pas tellement d'accord déjà par rapport aux prix et, peut-être dans son fort intérieur craiganit-elle une suite pour elle inévitable pour son fils. Papa lui ne disait rien. Que pouvait-il? Empêcher son fils de faire comme tout le monde en risquant de perdre son travail? Sortes de soucis qui n'entraient pas dans ma considération. Moi j'étais tout à la joie de pouvoir participer comme tous les autres de ceux de mon âge. Maintenant n'allez pas croire que nous portions notre bel uniforme rien que pour le plaisir. Ce serait une grave erreur. En tant que membre à part entière maintenant du "Jungvolk" nous devions apprendre avant tout que: "Der Einzelne ist nichts - Die Gemeinschaft ist alles!" - l'individu n'est rien, la communité est tout ou bien encore que: "Wir sehn mehr Freiheit im Gehorchen, als im eigenen Befehlen" - nous voyons plus de liberté dans l'obéissance que dans la possibilté de pouvoir d'ordonner. nous-même. Et l'école? Elle se consacra dès nos dix ans à sa destination initiale, nous apprendre ce qu'il faut en général pour la vie sans, de temps en temps, de nous faire comparer entre les temps avant notre "Führer" et maintenant. Le "Jungvolk", notre deuxième " éducateur", c'était autre chose. D'abord il fallait deux fois par semaine apprendre à se rassembler, se mettre en rangs, marcher au pas et ce que nous étions maintenant. Pour illustrer cet enseignement nous devions lire et nous en imprégner de ce qui se lisait sur nos poignards: "Blut und Ehre". Adolf Hitler nous faisait comprendre que la jeunesse allemande n'était pas n'importe laquelle. La jeunesse allemande était d'une race supérieure, destinée à dominer le monde. Nous les jeunes nous étions l'avenir et l'espoir du peuple allemand en son entier. Quand on entend des tels mots pour la première fois on est comme abasourdi, ne sait pas où les ranger dans nos têtes de dix ans. Répété continuellement çà accroche et vous gonfle le coeur. A fin de pouvoir défiler en public demanda encore quelque entrainement. Ce premier défilé. On l'attendait et craignait à la fois. Serions nous fin prêts, serions nous capables de tenir notre rang? Surtout que lorsque de cette première apparition en public nous étions demandés de faire publiquement notre promesse de: "Treue und Gehorsam an unseren Führer" - fidèlité et obéissance au führer -. Ceci en présence de toute la population. Je ne saurai dire aujourd'hui si tous les adultes étaient enthousiasmés dans leur ensemble au moments des faits. Nous par contre nous étions fières comme artaban, prêts à tout en enviant nos aînés de quatorze ans et au-delà parce qu'eux avauent déjà le droit de porter un fusil sur leurs épaules. Un fusil de petit calibre, pour le moment. Nous les "poussins" devions attendre encre quatre ans pour pouvoir fair comme les "grands" et aller, comme eux, dans les casernes pour apprendre avec des "vrai" soldats et des "raies" armes le métier auquel "notre Führer" nous avait destiné. 1936 était également l'anée des jeux olympiques d'été . Les spotrtifs du monde entier se trouvaient en Allemagne et, lors de l'ouverture défilerent devant notre "Führer". En 1936 notre "Lègion Condor" aidait le Général Franco dans sa guerre contre les communistes où,   j'appris des dizaines d'années plus tard, que les avions de cette légion condor bombardaient en même temps que les jeux à Berlin les civils de la ville de Guernica. Fermons cette paranthèse. Qu'importait pour nous les jeunes de cette nouvelle Allemagne la guerre en Espagne, le Général Franco et  Guernica? Tous les sportifs du monde se trouvaient chez nous en Allemagne pour participer "dans un combat loyal entre-eux" aux "jeux de la paix". Nous et notre pays nous étions de nouveau acceptés par le monde comme partenaire égal. Que la vie était belle. 1936 se tremina ainsi dans la quiétude. Tout le monde se sentait en sécurité et serein. Nos parents avaient oubliés les années de la disette, avaient un travail assuré avec un salaire décent. ils pouvaient réellemnt "se permettre quelque chose". La foi dans un avenir sûr se raffermit de jour en jour. Et nous, "les porteurs de l'avenir de la nation", nous faisions de notre mieux pour bien apprendre la nouvelle doctrine de notre "Führer". Tout ce qu'il disait constituait pour nous in directive divine. Notre "Führer" ne disait-il pas de lui-même avoir été " von der Vorsehung an das deutsche Volk gesand" - envoyé au peuple allemand par la providence. C'est dans une atmosphère presque sereine maintenant que cette année 1936 s'acheva. 1937? Pareil. Avant de terminer avec cette période permettez moi de vous conter une petite histoire en rapport avec notre bel uniforme du "Jungvolk", les plus jeunes de la "Hitlerjugend". Comme tous les gosses du monde il nous arrivait aussi de faire des bêtises, en civil s'entend. Dans ce cas une bonne "raclée" nous attendait à la maison, car dans ma jeunesse les parents et à l'école également les punitions corporels étaient de mise. Alors, les petits malins que nous étions nous profitions d'une absence de nos parents pour mettre notre uniforme. Pourquoi? Comme expliqué à l'instant les parents avaient le droit de fustiger leur progéniture mais, dans ce cas, il leur était interdit de toucher à l'uniforme.

1 9 3 8. . . ?

Une année comme les précédentes? Pas tout-à-fait. A l'école on intensifia l'apprentissage de l'histoire de notre "Führer" en Autriche. Le 20 Avril de chaque année, anniversaire d'Adolf Hitler, était considéré comme jour férié. Manquait encore une connaissance plus approfondie du cursus de notre "Führer" dans son pays d'origine. Certes, nous savions qu'il était né le 20Avril 1889 à "Braunau am Inn" une petite ville autrichienne sur la frontière germano-autrichienne dans la région du lac Leman. Que son père était douanier. Jeune homme Adolf Hitler s'essaya comme peintre à Vienne. Sans succès à son grand regrèt. Il faut trouver dans ses regrèts la raison de son dépârt et son engagement comme volontaire dans l'armée allemande lors de la guerre de 1914-18. En parallèle nous apprenions aussi en ce début 1938 qu'en Autriche cela n'allait pas si bien que çà. Que l'on opprimait les germanophils de plus en plus, que le régime en place  était de plus en plus corrompu. Cet état des faits dans son pays d'origine blessa notre "Führer" profondement. Pour y mettre fin il n'y avait pas d'autre alternative que d'aller porter secours, sur sademande, à un état en difficulté majeure. Ce qui fut fait au printemps de l'année en cours. La "Wehrmacht" fut accueilli avec "enthousiasme" en Autriche et notre "Führer" déclara à Vienne que désormais son pays natal fera partie de l'Allemagne et que, de ce fait, "Grossdeutschland" - la Grande Allemagne - venait de naître. Joie en Allemagne et stupeur dans le reste du monde. Si il y eut des protestations dans les Démocraties occidentales, elles n'avaient valeur que de pure forme. En Allemagne on commença à croire de façon plus soutenu qu'Adolf Hitler était l'homme qu'il fallait en 1933. Je passe sur notre enthousiasme, je veux dire nous les jeunes des jeunesses hitlériennes. 1935 - 1936 et maintenant 1938 où était pour nous la seule erreur que "notre Führer bien aimé" aurait pû commetre?

1938. . . automne. Depuis des semaines dèjà nous étions informés des souffrances infligées par la "populace" tcheco-slovaque à nos "compatriotes des Sudètes". Cette Tchécoslovaquie, née de par la volonté des Démocraties anglaises et françaises en 1918 après l'éffondrement de empire austro-hongrois se permettait pas seulement de continuer ses primades envers la minorité allemande mais, "osait" fermer la frontière entre notre "grand pays" et cette Tchécoslovaquie. Plus encore elle "osa" mobiliser ses troupes imité en cela par ses "créateurs", La France et L'Angleterre. La situation devenait sérieuse. Face à cette ménace notre "Führer" n'a pu faire autrement que de mettre la "Wehrmacht" en alerte maximum.

MUNICH

Suite à la situation explosive ainsi créé et voulant préserver la paix à tout prix Adolf Hitler invita les chefs de gouvernement anglais et français à venir dans la capitale de la Bavière pour trouver ensemble une solution équitable pour les états concernés. Le Président de la Tchécoslovaquie Bénez n'avait pas été invité à cette rencontre qui intéressait pourtant son pays au premier chef. On commenca donc une première rencontre à trois. Messieurs Chamberlain pour l'Angleterre, Daladier pour la France et notre "Führer" qui lui "n'avait d'autre prétention que de soustraire nos compatriotes des Sudètes de la vindicte des Tchécoslovaques". Aucun accord fut trouvé lors de cette première rencontre. Messieurs Chamberlain et Daldier retourneraient dans leurs capitales respectives pour revenir quelque temps après pour une autre rencontre. Cette fois-ci on était à quatre. Messieurs Chamberlain, Daladier, Hitler et Benito Mussolini et toujours en absence du Président tchécoslovaque.

Rencontre décisive qui aboutit à l'accord suivant: La région des Sudètes sera rattaché au "Gross-Deutschland" - la grande Allemagne. Ala suite de quoi la "Wehrmacht" rentra sous les acclamations de la population de souche allemande dans la région convoitée par Hitler.  Sur quoi Notre "Führer" déclara solennellement de n'avoir plus d'autre revendictions territoriales desormais . . . tout le monde était satisfait. Ceux qui ne voyent pas cet arrangement entre L'angleterre, la France et l'Allemagne étaient évidemment les Tchécoslovaques et , ils avaient raison car quelques semaines plus tard les troupes allemandes se trouvaien à Prague. Personne des états garants de l'indépendance de ce pays qu'ils avaient crées ensemble en 1918 n' voulu tirer les conséquences de leur engagement ! 

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Année d'angoisses, d'espoir déçu et de la

G U E R R E !

Nous, en ce début de cette année funeste, dans nos bels uniformes que notre "Fûhrer" nous avait "confié" il n'y avait pas de doute dans nos esprits. Notre "Führer bien aimé" était et restait le plus grans homme d'état que le monde avait vu. Toutes les promesses qu'il avait fait au peuple allemand avaient été tenus. Tout ce qu'il nous disait se trouvait être parole d'évangile. Pas étonnant alors que, quand il nous faisait parti des "souffrances" sous le joug polonais d'une autre catégorie de nos concitoyens, que ces Polonais refusaient de permettre au "Reich" la libre circulation en travers le "couloir de Dantzig" vers cette autre partie du "grand Reich", ayant pour nom "la Prusse-Orientale" il était devenu inévitable qu'une solution devait étre trouvée même au prix de la violence. Nous, "l'espoir de la nation" nous ne cherchions pas plus loin. "Führer befiehl wir folgen" - Führer ordonne nous suivrons -. C'est pourquoi nous ne trouvions rien à dire quand, au mois d'Avril 1939,  il était question des négociations avec Joseph Stalin pour signer un pact de non-agression mutuelle. A ce qu'il paraissait l'Angleterre et la France cherchaient à l'époque également d'obtenir la signature soviétique pour les mêmes raison. En vain. Ce pacte de non-agression fut signé par von Ribbentrop Ministre des affaires étrangères du Reich et Molotov son homologue de l'Union soviétique. Les dés avaient été jetés. En Allemagne les journaux faisaient leurs gros titres avec les souffrances que nos compatriotes devaient subir de plus en plus par les Polonais. Il était même question que, comme la Pologne, la France et l'Angleterre les garants de l'inviolabilité des frontières polonaises venaient de mobiliser. Quelques jours plus tard courrait le bruit en Allemagne des unités de l'armée regulière polonaise auraient franchi les frontières du Reich et ouvert le feu sur le territoire allemand. Ce que Hitler lui-même confirma le 1er Septembre 1939.

1rer Septembre 1939: "Der Führer spricht. . ." - le Führer parle -.

Qu'il me soit permis de citer ici les paroles d'Adolf Hitler prononcés devant le Reichstag, la Parlement allemand en ce jour lourd de ménaces, en ma langue maternelle. En allemand, des paroles que je n'ai pas encore oubliés 69 ans après.

Adolf Hitler: "... Polnische Freischärmer und Banditen verletzten seit Tagen deutsches Reichsgebiet. Hente morgen haben nun auch reguläre polnische Truppen auf unserem Territorium geschossen. Seit heute morgen 5,45 Uhr wird nun zurückgeschossen! Wird Bombe um Bombe vergolten werden! ...." - Des partisans et banndits polonais violent depuis des jours nos frontières. Ce matin des troupes régulières polonaises ont également tirées sur notre territoire! Depuis ce matin à 5h45 nous leur répondons de la même façon! A chaque bombe répondra une des nôtres!...".

C'est avec ces paroles qu'une tuérie et une démence humaine débutaient

pour ne s'arrêter que six ans plus tard.

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  Henri Sturges - Mars 2006 -  Tous droits réservés